Plédéliac

Origine :

de l'ancien breton "phoe", paroisse, et de "Saint Théliau" ou "Saint Theleau"

Situation géographique/démographique :

Commune bretonne de 1398 habitants (Plédéliacaises et Plédéliacais) au coeur des Côtes d'Armor (22), Plédéliac (22270) constituait avec Dolo, Jugon-Les-Lacs, Plénée-Jugon, Plestan et Tramain, la Communauté de Communes Arguenon-Hunaudaye, rattachée au Pays de Dinan. Depuis le 1er janvier 2017, Plédéliac fait partie de la communauté de commune "Lamballe Terre et Mer", rattachée au Pays de Saint-Brieuc.

Plédéliac : "entre lac et forêt" se situe sur la rive ouest du barrage de l'Arguenon ; trois forêts couvrent une partie de la commune : Saint Aubin : 2600 hectares / Coat Jégu / Hunaudaye : 1040 ha, pour une superficie totale de 5175 hectares

Situation historique :

Pré-histoire : présence humaine près du village de Saint André (Cf. menhirs au vilage de Saint André)
Moyen-âge : évocation de la paroisse de Plédéliac dans les documents
Haut Moyen-âge : croix de carrefour (cf. Croix de la Plançonnais)
1214 : autorisation donnée par le Duc de Bretagne, Pierre Mauclerc, aux Tournemine pour la construction d'une forteresse.
1220 : début de la construction de la forteresse de la Hunaudaye par Olivier Tournemine, près de l'Arguenon, frontière naturelle entre le comté de Dinan et celui de Penthièvre.
6 septembre 1487 : la seigneurie de La Hunaudaye est érigée en baronnie des États de Bretagne.
Révolution : Le château et l'abbaye de Saint Aubin sont pillés sans être détruit.
Jusqu'à la fin du XXème : exploitation de la forêt pour le charbon et le bois d'oeuvre
1930 : Achat du château de La Hunaudaye par l'État
1943 : constitution d'un maquis
1944 : parachutages d'armes

Monuments :

Quatre monuments historiques :
- Allée couverte et alignements de menhirs de Saint André
- Château de la Hunaudaye (XIII ème)
- Eglise Saint Malo (XV ème -XX ème) : reconstruction en deux phases : de 1928 à 1930 puis de 1933 à 1934
- Manoir du Guillier (XVII ème)

Vingt-deux monuments inventoriés :

- Vestiges de l'abbaye de Saint Aubin abbaye cistercienne, (1137) :

Durant la révolution, sept moines se maintiennent dans l'abbaye
1796 : deux d'entre eux sont tués par des soldats bleus à la recherche de Chouan
1825 : le monastère est racheté par Monseigneur Le Groing de la Romagère et est aménagé en maison de retraite pour prêtres,
1830 : transformation en hôpital pour aliénés
Puis, l'abbaye est vendue, suite à la tentative d'étranglement d'un évèque par un pensionnaire et sert de carrière à l'église de Quintenic et au Château de Saint Aubin. Les frères de Saint Jean de Dieu quittent le monastère pour Léhon (près de Dinan)

- Manoir de Bélouze (XVI ème)

- Manoir de la Hersardais (XVI ème)

- Manoir de la Morinais (fin XVI ème)

- Manoir de la Ville-ès-Rouet (XVII-XIX ème) . Une des propriétaires du manoir : Victoire de Lambilly s'est distinguée en sauvant en 1799 son mari Jean-Baptiste Mouësan de la guillotine ; son éloquence a également été précieuse pour de nombreux internés de la prison des Ursulines de Lamballe, ce qui lui valu le surnom de "première femme avocate de France"

- Écomusée de la ferme d'antan (1810-1885)

- Manoir de la Vicomté (vers 1830)

- Chapelle du Saint-Esprit des Bois (XX ème)